Un concert de haute volée !

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Le public n’a pas boudé ce rendez-vous.

Exceptionnel. Le concert de printemps offert dimanche après-midi par l’orchestre d’harmonie de Golbey, placé sous la direction

Charlène Martin, présidente de l’Union musicale de Golbey.

d’Arnaud George, puis par le tout jeune « Big Band » de Ludres mérite bien ce superlatif car les musiciens nous ont véritablement régalés. Deux parties bien distinctes mais un plaisir pour les oreilles

jamais démenti.

Présenté par la présidente de l’Union musicale Charlène Martin, ce rendez-vous pour les mélomanes débuta par la prestation de l’orchestre golbéen. Ses 26 musiciens (dont la présidente et Julie Aubert, la directrice de l’école de musique) nous convièrent à un voyage cinématographique allant de « Gladiator » (de Hans Zimmer sur des arrangements de Massimiliano Legnaro) à « Danse avec les loups » (de John Barry, arrangements de Jay Bocook), en passant par « La Strada » (de Nino Rota, arrangements de Jérôme Naulais). Sans oublier « Atlas », de William Palange et « On the Edge of Tomorrow » de Michaël Sweeney. Des morceaux

Arnaud George a troqué sa baguette contre le trombone.

que les musiciens golbéens connaissent sur le bout des notes mais qu’ils interprétèrent de façon magistrale. Et, cerise sur le gâteau, le « Movie Themes from 1984 » (arrangements de Henk Ummels) clôtura superbement cette première partie du concert. Une œuvre dans laquelle on retrouve trois musiques archi-connues de films de 1984 : « Ghostbusters » (« SOS fantômes »), chanson interprétée par Ray Parker Junior, « Footloose » chanté par Kenny Loggin et « Le flic de Beverly Hills » de Martin Brest. Les 200 spectateurs réunis au centre culturel ont réservé une ovation monstre et méritée à l’orchestre. Avec une mention particulière aux solistes Stéphane, membre de la « Nouba », la musique du 1er RT, trompettiste au top dans « La Strada », Charlène (flûte traversière), Victor (guitare), Camille et Laurent (clarinette).

Superbe solo du trompettiste Stéphane dans « La Strada ».

Jazz à gogo

Changement de registre après l’entracte mais on retrouvait Arnaud George qui, pour cette deuxième partie, avait

Roland Dastillung a présenté les oeuvres interprétées par le « Big Band ».

troqué sa baguette de chef contre son instrument favori, le trombone (il est diplômé du Conservatoire de Nancy en trombone et musique de chambre) pour intégrer le tout nouvel ensemble jazz de l’école de musique de Ludres (où il enseigne également), le « Big Band », créé en septembre 2017 et placé sous la direction de Julien Hornberger et Jean-François Leiritz.
Avec ces quinze musiciens meurthe-et-mosellans, on fit un bond en arrière, dans cette période bénie du jazz, celle des Charlie Parker, Glenn Miller, Louis Armstrong, John Coltrane, Ella Fitzgerald…
C’est ainsi que le « Big Band » nous gratifia, d’entrée, du sublime « Birdland », du groupe Weather Report, en hommage au saxophoniste Charlie Parker, surnommé « the Bird » (l’oiseau). « Birdland », un standard du jazz qui, soit dit en passant est au programme du bac 2018, en option musique.

Le groupe enchaîna avec « Blue Train », de John Coltrane puis « All the Things you are » (1940), musique de Jérôme Kern et paroles d’Oscar Hammerstein, créée pour la comédie musicale « Very Warm for May » et chantée par Ella Fitzgerald. Vinrent ensuite « A String of Pearl », de Glenn Miller (1941), « Yardbird », autre surnom de Charlie Parker (1946), « How I The Moon », de Les Paul et Mary Ford (1951), chantée par Ella Fitzgerald, comme le célèbre « Summertime » de George Gershwin et DuBose Heyward, titre composé pour l’opéra « Porgy and Bess » (1935).
L’ensemble, qui avait déjà largement conquis le public, poursuivit son récital avec « Saint Louis Blues », succès de William Christopher Handy, le « père du Blues », chanté en duo par Bessie Smith et Louis Armstrong (1925), avant de nous emporter en Amérique du sud grâce à « The Girl from Ipanema », bossa nova mondialement connue des Brésiliens Tom Jobim (compositeur) et Vinicius de Moraes (paroles) et rendue célèbre par Franck Sinatra.
Et c’est « Chameleon », d’Herbie Hancock (1974) qui ponctua cette après-midi placée sous le signe de la musique. De la bonne, de la très bonne musique, formidablement exécutée par les deux orchestres !

L’orchestre d’harmonie de Golbey…

 

 

 

 

 

… et le « Big Band » de Ludres pour une même passion

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