Chant choral : un festival !

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L’expression « les absents ont eu tort » n’a jamais été autant d’actualité que ce dernier weekend, du côté de la rue Jean-Bossu. Un weekend qui a débuté vendredi soir pour

Jean-Luc Seguin ne pouvait qu’être satisfait de ce 12e festival.

s’achever en apothéose dimanche après-midi.
Plus de 700 spectateurs, 340 choristes sur trois jours : le centre culturel a fait le plein à l’occasion de ce douzième festival de chant choral proposé par Golbey Animation et les JMF. Douze ans de pur bonheur pour les amoureux de la musique et de la chanson, de tous les horizons. Et quand, dimanche soir, après la prestation de « Chante la vie », son épouse lui rendit un vibrant hommage, Jean-Luc Seguin voyait là des années de travail récompensées. Douze années à œuvrer sans relâche, à contacter toutes les chorales de la région et proposer, le moment venu, des « plateaux » exceptionnels.
Pour revenir à ce festival, douzième du nom, disons tout de suite que les neuf chorales invitées, venues des Vosges (Golbey, Nomexy,

Les bénévoles de Golbey Animation à l’honneur.

Gérardmer, Saint-Laurent, Dompaire, Harol et Saint-Amé), de Meurthe-et-Moselle (Laxou, Villers-lès-Nancy) et de Meuse (Fouchères-aux-bois), ont enchanté le public du centre culturel. De « Saint Laur’enchante » à « Chante la vie », en passant par « Les Copains d’accord », « Bouche à Oreille », « Chœur d’un soir », « Colla Voce », « Arc-en-ciel », « Les Chanterelles » et « Le chœur d’hommes de Faridol », tous les choristes ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour des récitals de très grande qualité.

« Laur’enchante » ouvre le bal

Tout débuta vendredi avec « Saint Laur’enchante ». Sous la direction de Svitlana Vlasiuk et accompagnés au piano par Jérémy Marchal, les 43 choristes de ce groupe créé en 2006 nous offrit chants ukrainiens et chansons françaises (« Lily », « Mélissa », « La chanson de Lara », « Madeleine », « Marylène ») avant de céder la scène aux « Copains d’accord ». Venu de Dompaire et placé sous l’autorité de Daniel Louis, ce chœur d’hommes nous fit voyager dans le répertoire français, de Georges Brassens à Pierre Perret mais termina par la superbe chanson de Johnny Clegg, « Asimbonanga ».
La première soirée se termina par la prestation de « Bouche à oreille ». Daniel Louis reprenait le pupitre pour diriger cette chorale harolaise, mise sur pied en 2002. Ferrat, Cohen mais aussi les Kids United mais aussi des chants traditionnels israélien, suédois et ukrainien figuraient à leur répertoire.
Et comme le veut la tradition, les trois chorales se retrouvèrent ensemble pour deux chants communs : « Dagobert et compagnie » et « Senora Chichera ».

Hommage à Johnny

Les différents chefs méritaient récompenses…

Du monde, il y en eut encore le lendemain. Sur et devant la scène. Le public répondit de nouveau présent et il ne fut pas déçu. Yves Orel, avec Taecko, son épouse, en accompagnement piano, dirigea de main de maître « Chœur d’un soir », les trois chorales qui entamèrent ce deuxième opus du festival : « Cantus Golbissimo », « Chante à loisir » (Nomexy) et « Les Castafiores & Cie » (Gérardmer). De « C’est beau la vie » (Ferrat) à « La Bohème » (Charles Aznavour), la soixantaine dechoristes firent l’unanimité.
Tout comme « Colla Voce », venue de Thaon-les-Vosges et dirigée par Patrice Bourry, dans un répertoire qui fit la part belle (avec films projetés à l’appui) au monde militaire et à la Première Guerre mondiale (« Verdun », « Le soldat », « Quand un soldat »), dénonçant également la dictature (« Utile », « La complainte de Pablo Neruda »). Avec tout de même une pointe d’humour : « La java des bombes atomiques », de Boris Vian. Le tout accompagné, à la guitare, par André Valentin.
Johnny Halliday nous a quittés le 5 décembre 2017. « Arc-en-ciel », la chorale de Saint-Amé, menée par Emmanuel Paris, lui rendit un bel hommage avec sept chansons (dont « Gabrielle », « Requiem pour un fou », « Allumez le feu »), avant de terminer avec Amir (« On dirait »). Chansons sans partition etchorégraphiées.

Des solistes de grande qualité.

Et comme la veille, tous les choristes (solide, la scène…) remontèrent sur les planches pour deux chants communs : « Un homme debout » (Claudio Capeo) et « Dona nobis pacem », de Mozart.

Impressionnant chœur d’hommes

Dimanche, les Vosgiens cédaient la place à leurs voisins. Meusiens tout d’abord, avec, dirigées par Françoise Maujean et accompagnées par Armelle Witzmann au piano et Françoise Simonet à l’accordéon, « Les Chanterelles » de Fouchères-aux-bois. Répertoire majoritairement français (« L’orage » de Brassens, « Les ports de l’Atlantique » de Serge Lama, « Rio Grande » d’Eddy Mitchell…) mais, là aussi, une touche humoristique avec « On a paumé grand-mère ».
Un chœur d’hommes est toujours impressionnant. Ce fut encore le cas avec « Faridol » de Laxou, sous la « baguette » de Pierre Tiessen. Le ton était donné avec « 1492 », de Vangelis. Superbe. Mais que dire de ce « Chœur des soldats », de Charles Gounod ? À vous donner des frissons ! Le groupe meurthe-et-mosellan nous offrit une prestation a capella (avec parfois Christian Lombard à la guitare) de très haute tenue et les quatre solistes (notamment sur « Kalinka ») nous scotchèrent littéralement !
En baisser de rideau de ce douzième festival, « Chante la vie » de Villers-lès-Nancy, avec Hélène Duranton, Aurore Poinsignon et Florie Vilmin comme chefs de chœur, nous proposa un registre différent. Son répertoire, cent pour cent français (Berger, Goldman, Gold, Balavoine, Zazie, Dion, Les Nuls, Les Coquettes et leur « petite fessée du dimanche soir ») fut interprété, comme « Arc-en-ciel », sans partition et part belle est faite au mouvement puisque chaque chanson est chorégraphiée. Le tout accompagné par un petit ensemble musical (clavier, batterie, guitares, clavier, percussions).
Et c’est sur « Le rappel » que « Chante la vie » mit un terme à ce rendez-vous incontournable de la vie culturelle golbéenne.
Vivement la treizième édition !

Vendredi

Saint Laur’enchante.

Les Copains d’accord.

Bouche à oreille.

 

 

 

 

 

Samedi

Choeur d’un soir.

Colla Voce.

Arc-en-ciel.

 

 

 

 

Dimanche

Les Chanterelles.

Le choeur d’hommes de Faridol. 

Chante la vie.

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