Claude Vanony et Didier Gustin : irrésistibles !

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Enroué, peut-être, mais une pêche d’enfer !

On a frôlé la catastrophe, dimanche. Un méchant coup de froid contracté lors d’un précédent spectacle et

Deux immenses artistes sur la scène golbéenne !

voilà « notre » Claude sans voix. Mais, c’est bien connu : le Vosgien a une santé de fer. Et quand, en plus, il est gérômois, rien ne peut l‘abattre. Vigoureusement soigné, Claude Vanony a pu tenir la scène du centre culturel où 450 personnes (« eh ben dis donc, y’a du monde, mon ! ») l’attendaient. Plutôt les attendaient puisque Didier Gustin était, lui aussi, sur les planches golbéennes.
Durant trois heures, pour ce deuxième spectacle de l’année proposé par la municipalité, les deux humoristes vosgiens (Claude est de Gérardmer, Didier a vécu à Coussey) ont amusé un public aux anges. Le premier avec ses fameuses histoires qui font rire depuis le début des années 60, quand il commença sa carrière au sein de la troupe des « Ménestrels ».
À 83 ans (il les a fêtés le 1er août), Claude Vanony n’a rien perdu de sa faconde. Et c’est attifé « façon paysan des Hautes Vosges du

Claude Vanony a enchanté son public.

début du XXe siècle » (chapeau de feutre, chemise blanche, gilet en peau de vache, sabots de bois et un immense pantalon de gros velours soutenu par des bretelles), comme à son habitude et avec son bon accent de chez nous qu’il a encore fait rire aux larmes un public toujours au rendez-vous.
Ses sketchs (ah, celui sur la carte de France !) sont connus, archiconnus même mais on ne s’ennuie jamais avec le Gérômois, car on les écoutent toujours avec le même plaisir. Et ce n’est pas un hasard si les spectateurs lui réclament sa saynète sur « Ah ! les Parigots… ». Dont on ne se lasse pas et qui a même fait rire les Parisiens quand Claude Vanony « est monté à la Capitale » pour poser ses sabots sur la scène de l’Olympia. Suprême reconnaissance du talent jamais démenti de cet amuseur qui, il le dit lui

Une « standing ovation » amplement méritée à l’issue de ce superbe spectacle.

même, « sur scène, je m’amuse autant que le public ».
D’ailleurs, à l’issue de cette après-midi place sous le signe du rire, Didier Gustin, l’invitant à le rejoindre, rendit un hommage appuyé à « son maître ». Un hommage du « gamin » et une « standing ovation » de ce public qui avait envie que ces heures de plaisir ne finissent pas !

Didier Gustin a multiplié les imitations à un rythme d’enfer !

Car, après le comique, l’imitateur a, lui aussi, ravi son auditoire de Golbey (où il a, d’ailleurs, effectué son service militaire, au CM 170), avec des imitations de chanteurs et personnalités plus vraies que nature.
Démarrant avec Julien Clerc (« Femmes, je vous aime »), il enchaîna avec Johnny puis on eut droit, pêle-mêle,  à Cabrel, Daho, Aznavour, Gainsbourg, Sardou, Maître Gims, Vianney, Brel, Eddy Mitchell, Baschung, Garou, Lavoine, Joe Cocker, Paolo, Conte, Bénabar, Delerm, Raphaël, Le Forestier… Didier « visite » également, le

Show-biz, politique : Didier Gustin « croque » à merveille (photos GV).

cinéma (Depardieu), la politique (Sarkozy, Hollande), la télévision (Bern), les humoristes (Dany Boon, Bigard, Laspalès, Dupontel). Même le Pape eut droit à sa petite imitation.
Mais si, en, fermant les yeux, on reconnaît tous ceux que Didier croque. Le plus bluffant fut sans conteste son interprétation de Claude Nougaro. Plus vrai que nature. Dans la voix et les mimiques.
En clôture de ce spectacle dominical, le Toulousain a repris vie…

Et quand les deux artistes, à la demande de l’imitateur, se retrouvèrent sur scène, avec Carole Colin, adjointe à la culture et à l’animation et Loris Mancini, programmateur, organisateurs de cet après-midi enchanteur, c’est debout que le public les remercia, par des applaudissements nourris et mérités.

Retrouvez les interviews de Claude Vanony et Didier Gustin sur Canal Golbey.

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