Marguerite, alerte centenaire !

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« Ma canne, je la prends quand je ne me sens pas sûre de moi ». Marguerite Humbertclaude vient d’avoir cent ans… Sans flagornerie aucune, on peut dire qu’elle ne les fait pas. Elle lit sans lunettes, s’occupe de son jardin, du ménage et de la cuisine. Elle va faire ses courses avec une voisine, est à la messe quasiment tous les dimanches et adore faire des sudokus.

Marguerite Humbertclaude, alerte centenaire.

Marguerite vient d’avoir cent ans… Et dans sa maison de la rue Thiers, avec son fils Marcel, elle a accueilli les élus venus fêter cet anniversaire peu commun.
Marguerite vient d’avoir cent ans… Et sa mémoire ne lui fait pas défaut. Elle relate les événements de sa vie sans une hésitation. Certes, si elle parle de sa naissance et son baptême, c’est parce qu’on lui a relaté ces deux faits marquants. Marquants car peu banals…
Née le 16 février 1919 à Oberlauterbach (Bas-Rhin), Marguerite a vécu un moment exceptionnel à l’aube de sa vie. D’une famille de sept enfants, Marguerite connut naturellement les joies du baptême mais le sien fut hors normes. L’Europe sortait de la « Grande Guerre », l’Alsace redevenait française et Marguerite, premier enfant né à Oberlauterbach après l’armistice, eut droit à un baptême extraordinaire auquel participèrent officiers et chasseurs ! Et c’est son frère aîné qui devint son parrain et non un soldat, appelé un jour à être muté alors que tous voulaient que ce « protecteur » soit toujours auprès d’elle.

Un hommage amplement mérité ! (photos CA).

En 1926 pourtant, la famille, profondément catholique, décide de quitter l’Alsace pour ne pas subir la pression religieuse luthérienne. Elle achète alors la ferme des Hauts Cailloux, route de Domèvre. Marguerite a 7 ans…
Quand éclate la Seconde Guerre mondiale, notre jeune Alsacienne s’engage dans la défense passive pour, à l’école militaire de Grandrupt, aider les prisonniers et autres victimes du conflit.
Tour à tour agricultrice (chez ses parents) puis couturière, Marguerite, au sortir de ce nouvel embrasement mondial, passe son examen pour devenir « monitrice en maison familiale agricole » (qui accueillait les enfants des villes en difficulté) et quatre ans, quasiment jour pour jour après le débarquement allié en Normandie, Marguerite, le 5 juin 1948, épouse Marcel, avec lequel elle aura 5 enfants. Marcel s’éteint en 2015 mais Marguerite peut compter sur son plus jeune fils… Marcel, qui vit avec elle ; ses autres enfants résidant à Paris, en région parisienne, aux USA et en Suisse. Et qui ont donné, à leur super maman, 10 petits-enfants et 11 arrière-petits-enfants !
Marguerite vient d’avoir cent ans… Et cette longévité méritait bien les faveurs des élus. De Raphaëla Canteri, conseillère du canton de Golbey, qui, au nom du Conseil Départemental,  lui remit une image d’Épinal, de Laurence Rayeur-Klein, adjointe aux affaires sociales de la Ville de Golbey, qui offrit un bouquet de fleurs, en présence de Graziella Bilquez, adjointe à l’état civil, Gilles Varin, adjoint à la communication et Christian Aulen, conseiller municipal.
Une sympathique cérémonie au cours de laquelle Marguerite ne manqua pas de relater quelques anecdotes qui émaillèrent cette riche et longue vie.
Respect, Marguerite…

 

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