Laurence Rayeur-Klein, Chevalier dans l’Ordre National du Mérite

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Aréopage haut de gamme, vendredi salle Henri-Lepage. Jackie Pierre et Daniel Gremillet, les deux sénateurs

Yves Dubief remet les insignes de chevalier dans l’Ordre National du Mérite à Laurence Rayeur-Klein.

vosgiens, Michel Heinrich, le député-maire d’Epinal, de nombreux élus, régionaux, départementaux, communautaires et locaux (adjoints et conseillers golbéens ; Roger Alémani, maire et vice-président de la communauté d’agglomération d’Epinal étant excusé) mais aussi, naturellement différents présidents, chefs d’entreprise qui côtoient ou ont côtoyé la récipiendaire du jour, avaient tenu à lui prouvé leur attachement ; une preuve également de la reconnaissance de toutes celles et tous ceux qui travaillent avec elle, Laurence Rayeur-Klein.
Plus de 200 personnes avaient tenu à être présentes pour ce petit évènement. Car c’en fut un. Ce n’est pas tous les jours que l’on se voit remettre les insignes de Chevalier dans l’Ordre National du Mérite. Vendredi, c’est Yves Dubief, président de l’Union des Industries Textiles, chevalier de la Légion d’Honneur, qui avait l’agréable tâche de distinguer celle qui, depuis 1990, oeuvre auprès  de différentes organisations professionnelles.
Après ses « propos aimables et élogieux » à son égard, Yves Dubief cédait la parole à Laurence qui disait sa « profonde reconnaissance pour le grand honneur que vous me faites en me remettant la distinction de l’Ordre National du Mérite ». Avec une petite phrase pour celui qui venait de la présenter : « Permettez-moi d’appuyer ces remerciements car votre personne sera à jamais associée à cet évènement important de ma vie ».

Gilles Bragard, son premier employeur

Et la déléguée générale du MEDEF de poursuivre : « Je mesure à quel point cet honneur dépasse mes seuls mérites et je ne peux

Plus de 200 personnes étaient réunies salle Henri-Lepage (photos CA).

le recevoir que comme un hommage rendu à vous tous qui m’entourez ici ce soir. Je vous dis, à toutes et à tous, du fond du cœur, merci d’avoir répondu positivement à mon invitation ; je suis touchée par votre présence nombreuse ; bien plus qu’aux assemblées générales. Quel honneur ! »
Laurence Rayeur-Klein revenait ensuite sur « le chemin accompli en vingt-huit années de carrière professionnelle dont vingt-sept au sein des organisations professionnelles. Vingt-sept années de satisfaction, je dois l’avouer. Vingt-sept années à votre service, au service des entreprises ».
« J’ai connu plusieurs présidents (j’en ai compté 15) dans toutes les branches que j’aie le plaisir d’animer (…). Mon premier employeur fut Gilles Bragard, en qualité de président de l’Union Patronale des Vosges, qui m’a recrutée en 1990 pour tenir un poste de  juriste et, ainsi, apporter un conseil avisé aux entreprises adhérentes. Malheureusement, Gilles Bragard ne peut être là aujourd’hui. Il est en déplacement à Ottawa pour préparer la prochaine réunion annuelle des chefs des chefs ».
(…) « Après mon entretien d’embauche et l’obtention de mon poste, pendant plusieurs mois j’ai goûté quotidiennement les joies du TER. Nous habitions Nancy et j’ai convaincu celui qui allait devenir mon mari (maître Klein), encore au service militaire à l’époque, de chercher son premier emploi dans les Vosges. Nous avons alors emménagé à Epinal avant « d’émigrer » à Golbey, une fois la famille agrandie (Laurence et Franck ont deux enfants) ».

« Aujourd’hui, je vois la Vie en Vosges »

Sa carrière, Laurence allait donc la poursuivre dans notre département. Avec plusieurs « casquettes ».
« Dès ma prise de fonction, je me voyais confier la gestion du syndicat de l’Habillement, présidé par Claude Bauer, grâce à qui j’ai développé une véritable expertise en droit social. En 1993, j’étais nommée secrétaire générale adjoint de l’Union Patronale Vosgienne, devenue MEDEF en 1999, puis secrétaire générale et, en 2007, déléguée générale du MEDEF Vosges. J’ai côtoyé Gilles Bragard pendant plus de 20 ans, Jacques Bihr pendant 5 ans et, depuis 2014, Michel Borens continue de me faire

Laurence Rayeur-Klein : 27 années au service des entreprises. Et ce n’est pas fini !

confiance et je l’en remercie ».

Une femme de défis

Soulignant qu’à ses débuts, elle était « la seule femme dans les réunions », Laurence précisait : « Au cours de ces vingt-sept dernières années, j’ai vu une évolution significative au niveau de la parité. Aujourd’hui, au sein du conseil d’administration du MEDEF, nous avons cinq administratrices ».
Chefs d’entreprise, organisations syndicales et de salariés, Laurence Rayeur-Klein a été et est toujours en relation avec les forces vives professionnelles. Mais, depuis 2014, elle a une autre corde à son arc : celle d’élue municipale.
« J’aime profondément mon métier, je le fais avec passion. Ces vingt-sept années ont été riches de relations humaines, de liens privilégiés et j’espère qu’il y en aura encore de nombreuses.
En 2014, j’ai voulu explorer un nouveau domaine que je ne connaissais pas. En effet, j’ai rejoint la liste présentée par Roger Alémani pour les élections municipales de Golbey et je tiens à le remercier sincèrement de m’avoir fait confiance. Novice dans le domaine des affaires communales et propulsée  deuxième adjointe en charge des affaires sociales
(…) Je dois reconnaître que je prends un réel plaisir à mener cette mission avec une équipe municipale soudée. J’en profite d’ailleurs pour la remercier ainsi que le personnel du CCAS. J’ai pu engager des actions nouvelles pour la jeunesse et, dans un futur proche, c’est au profit des seniors que nous allons porter notre attention ».
Remerciant ses ascendants pour les valeurs qu’ils lui ont inculquées, « l’amour du travail bien fait, du beau, le respect et le souci des autres, le plaisir de donner mais également le plaisir culinaire et le goût des voyages », Laurence avait également une pensée pour ses enfants (« Bravo, vous qui avez supporté l’emploi du temps de vos parents ») et leur gardienne (« ils avaient une bonne nounou en la personne de Françoise Aubry, aujourd’hui disparue mais dont le relais avait été pris par son époux Jean-Marie, présent ce soir et qui m’a bien dépannée. Une véritable amitié est née et, en reconnaissance de cette amitié, je suis marraine de la petite-fille de Jean-Marie, Camille que j’embrasse tendrement »). Et, bien sûr pour son mari « qui m’a toujours soutenue, voire encouragée quand j’hésitais à prendre de nouvelles fonctions. Le pouvoir de l’amour est important ».
Et de conclure sur ce « balayage » de 27 ans de carrière : « Mes mérites sont le fruit des expériences professionnelles, personnelles et de cette addition de rencontres exceptionnelles, le goût du travail en équipe, le plaisir d’être créatif et de ne jamais oublier l’essentiel de l’existence, qui est aussi ailleurs, dans la vie de famille. Un chef d’entreprise, un président, un maire, un mari, ce n’est pas seulement avoir une vision, savoir déléguer et faire confiance. C’est aussi soutenir et supporter ».
A voir cette salle Henri-Lepage copieusement garnie, on comprend que le message de Laurence est bien passé.

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