La belle longévité de nos doyens…

0

La municipalité a honoré ses doyens.

Comme chaque année, une petite délégation d’élus golbéens (Pascal Larrière, Laurence Rayeur-Klein, Jasmine Périni, Graziella Bliquez et Gilles Varin), ont rendu visite à la doyenne et au doyen de la cité, pour présenter les vœux de la municipalité et leur offrir quelques douceurs…

Germaine Ballongue : passion lecture

Germaine Ballongue, bientôt 101 ans.

« Je regrette Jean d’Ormesson… » Germaine Ballongue aimait l’auteur, entre autres, de « Au-revoir et merci ». Mais elle aimait avant tout lire. Sa grande passion. Que, malheureusement, avec l’âge, elle a dû se résigner à laisser de côté…
Malgré cela, notre doyenne, qui fêtera ses 101 printemps le 5 février prochain, est toujours une alerte grand-mère qui vit seule dans son petit appartement de la rue Voltaire. Enfin, seule, pas tout à fait. Jean, le dernier de ses quatre fils, est resté longtemps avec elle mais il continue à rendre visite à sa maman. Chaque jour puisqu’il lui apporte ses repas. Composés de produits frais. « Je n’aime pas tout ce qui est sous vide », note l’alerte centenaire. Qui se débrouille fort bien d’ailleurs, même si elle a besoin de quelques soutiens, bien compréhensibles. Sa voisine, qui « veille » au confort de Germaine, explique que, « jusqu’à l’an dernier, une personne venait lui faire prendre son petit déjeuner et elle bénéficie d’une aide-ménagère que depuis peu ».
Germaine, qui est née à Montreuil-sous-bois, a d’abord vécu à Oran, en Algérie, où elle a suivi son papa, sculpteur sur bois et connu son mari, Marcel, vendeur automobile chez Renault. Quatre enfants naissaient de leur union : Pierre, Alain (décédé), Paul et Jean.
En 1966, retour en France. « Tout le monde repartait mais nous, on serait bien restés », avoue Germaine. Avec un pincement au cœur, la famille Ballongue quitte donc le pays du Maghreb, quatre ans après son indépendance, pour s’installer à Golbey, « dans un meublé près de la mairie, que nous avions obtenu grâce à Monsieur Boulanger, un ami de mon époux », avant de rejoindre la rue Voltaire.
Si elle n’a pas travaillé, s’occupant de ses enfants (« Ce n’était pas dans les coutumes, à l’époque, que les femmes travaillent »), Germaine, qui devait perdre son mari en 1970, a tout de même tenu, bénévolement, la bibliothèque municipale.
Grand-mère, arrière-grand-mère, « avec une « tapée » de petits-enfants et arrière-petits-enfants », comme elle le dit avec humour, sa mémoire des prénoms lui jouant des tours, Germaine profite de la vie et espère bien en profiter encore longtemps. « Je voudrais vivre jusqu’à 120 ans », conclut-elle. C’est tout le mal qu’on lui souhaite !

Louis Flick : basketteur, pompier, bâtisseur

Louis Flick, 99 ans (photos GV).

Louise, une de ses petites-filles, regarde son papy avec des yeux pleins de tendresse. Elle et une partie de sa famille

sont réunies autour du doyen golbéen (99 ans) et de son épouse, mamie Odette. Tous accueillent une nouvelle fois

Les générations Flick réunies.

la délégation municipale dans le coquet pavillon de la route des Forges…
On ne présente plus Louis Flick, né en novembre 1919 à Saint-Laurent. Il faut cependant savoir qu’il fut pompier volontaire et un des excellents basketteurs de l’AS Golbey (passion qu’il transmit d’ailleurs à ses deux fils) dont il fut le capitaine. Il effectua sa carrière professionnelle chez Boussac (où il entra dès l’âge de 13 ans) et termina contremaître de tissage. Travailleur infatigable, il participa également à la construction de 15 maisons « des castors » comme on les appelait à l’époque (dont la sienne qu’il occupe depuis 1958), bâties sur des terrains achetés par l’entreprise textile.
Avec son épouse Odette, qu’il connut d’ailleurs sur son lieu de travail (elle était poseuse de lamelles autour des boutons) et qu’il épousa en février 1939, il eut six enfants (un est décédé) : Nicole, Sylvette, Françoise, Jean-Louis et Jacques. Des enfants qui donnèrent au couple 11 petits-enfants et 25 arrière-petits-enfants.
Samedi, tous, bien sûr, n’étaient pas là ; la maison se serait avérée trop petite. Mais gageons que la famille sera au complet, le mois prochain, lorsque ce sympathique et alerte couple de nonagénaires fêtera, cette année, ses noces d’ébène qui scelleront… 78 ans de mariage ! Respect…

Partager

Au sujet de l'auteur

Les commentaires sont fermés