Grand débat : la qualité à défaut de quantité

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Roger Alémani a lancé ce grand débat, au centre culturel.

Il n’y avait peut-être pas la quantité mais il y avait la qualité. Le « grand débat » organisé au centre culturel n’avait réuni qu’une quarantaine de personnes mais les prises de parole furent pertinentes lors des quatre thèmes proposés. Et c’est Lilian Bourgas, étudiant en 2e année à la fac de droit, qui était le rapporteur pour la préfecture.
Après le préambule de Roger Alémani, maire de Golbey, c’est Dominique Renauld, directeur de Via Vosges, qui se chargea d’animer cette soirée, en présence d’élus golbéens.
Trente minutes, c’était le temps imparti pour débattre sur chaque thème : transition écologique, fiscalité et dépenses publiques, démocratie et citoyenneté, organisation de l’État et des services publics. Et voici, pêle-mêle,  les interrogations, les attentes et réflexions des participants à ce

C’est Dominique Renauld, directeur de Via Vosges qui a mené ce débat (photos GV).

grand débat…

La transition écologique 

« Initiation au bac de compostage au collège et actions concernant le développement durable.
Problématique et rentabilité du bioéthanol ».
« Coût trop élevé du tarif SNCF Nancy – Épinal ».
« Questionnement sur les éoliennes et diminution des valeurs foncières à proximité ».
« Exploitation, dans les pays producteurs, des personnes (sous-payées) qui doivent extraire les métaux rares pour fabriquer les batteries ».
« Limitation des déchets dans les villes grâce au compost ».
« Déblocage de fonds pour les industries qui accompagnent les citoyens dans le développement écologique des villes ».
« La question de l’écologie est un problème sociétal qui doit être prise en compte au niveau national ».
« Pourquoi ne pas se donner les moyens de mettre en place le ferroutage qui limiterait les accidents ainsi que la pollution ? »
« Le lobbying garantit ses biens, ses revenus et ses bénéfices sans lutter contre la pollution ».
« Dans combien de temps rendrons-nous notre planète invivable ? »

Fiscalité et dépenses publiques

« Il faut prendre l’argent là où il est, pas dans les petites poches mais dans les grosses ».
« Pour les banques, user de micro-taxes concernant les échanges financiers à l’étranger ».
« Il faut lutter contre l’évasion fiscale. Si la collecte était vraiment faite, la dette s’essuierait plus rapidement ».
« Il est inacceptable de voir se creuser l’écart entre les revenus ».
« Mis en place par Joseph Caillaux en 1910, l’impô
t sur le revenu est le plus juste ».

Démocratie et citoyenneté

«  La démocratie en France est une chance, il faut la cultiver ».
« Il faut faire vivre la démocratie et la citoyenneté au travers des services publics, éducatifs, collèges, lycées, universités. Et accentuer ces valeurs pour les générations futures, la cultiver pour ne pas en perdre le prix payé par nos ancêtres ».
« Au collège Louis-Armand, un précis de civilité et de politesse a été remis aux collégiens et au personnel ».
« Il faut faire respecter les hautes autorités par les personnes médiatiques et politiques, pour une meilleure influence sur la jeunesse française ».
« Le respect doit être à tous étages ».
« Il faut absolument que les citoyens aillent voter et reconnaître le vote blanc ».
« Questionnement sur le vote électronique au lieu de se déplacer vers un bureau de vote ».
« Il faut beaucoup plus de respect pour les élus en place et des institutions ».
« Il faut lutter contre l’isolement des personnes, femmes seules, personnes âgées et contre l’individualisme ».
« Si référendum il y a, tenir compte de l’avis des gens, contrairement à 2005 ».

Lilian Bourgas, rapporteur pour la préfecture.

Organisation de l’État et des services publics

Les interventions furent nombreuses et pertinentes.

« Il faut arrêter d’opposer le public et le privé et dire que les fonctionnaires ne font rien ».
« Ne pas  diminuer l’accès aux services publics, ce qui créerait des inégalités, du chômage, surtout au niveau de la police, de la santé et de l’enseignement ».
« Les services publics sont indispensables aux personnes qui n’ont pas les moyens ».
« C’est notre patrimoine physique et intellectuel, il ne faut pas le détruire ».
« Il faut absolument garder de l’humain, de la proximité, ne pas créer de déserts médicaux ».
« L’État ne doit laisser les inégalités, notamment territoriales, entre les usagers ».
« Les grandes régions ne sont que des regroupements sur le papier, pas dans les faits ; ce n’est pas une simplification ou fluidification pour les citoyens ».
« Simplification, oui, mais sans diminuer les effectifs publics ».
« Il faut à tout prix garder notre système de sécurité sociale, qui est notre héritage ».

Le mot de la fin revenait à Dominique Renauld : « Avec ces grands débats, une dynamique s’est enclenchée. Pour la suite, on est dans l’expectative mais on peut espérer que tous les thèmes et cette expression citoyenne seront pris en compte ».

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