Festival de chant choral : un pur bonheur

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Chaque année, c’est le même bonheur… Trois jours durant, les chorales venues de Lorraine, se succèdent sur la scène du centre culturel et ravissent les amoureux du chant

Jean-Luc Seguin pouvait être satisfait de cette 11e édition.

Les scolaires (ici La Verrerie de Portieux) ont participé à la fête (photo CA).

choral. Et cela fait onze ans que cela dure. Tirons là un grand coup de chapeau à Jean-Luc Seguin, initiateur de ce rendez-vous culturel et incontournable de notre cité. Depuis, donc, plus d’une décennie, Golbey Animation, avec l’aide des JMF, convie ces

750 élèves jeudi et vendredi au centre culturel (photo CA).

ensembles qui, du lyrique à la chanson contemporaine, en passant par le gospel, nous enchantent, nous font passer des moments bien agréables.
Et ce fut encore le cas cette année. De vendredi à dimanche, les neuf chorales invitées ont charmé nos yeux et nos oreilles. Car, certes, il y a la musique, le chant, mais il y a également une présence scénique qui enthousiasme le spectateur. Remercions ici particulièrement « Gospel’s Family » et son extraordinaire chef de chœur Matthieu Grass. Venu de Bulligny (Meurthe-et-Moselle) et regroupant des femmes et hommes du Toulois, l’ensemble, avec les excellents solistes Marie-Christine, Léna et Renzo, nous a fait passer un agréable samedi soir. Et avec la vigueur de son chef, entraînant le public dans sa folie, nous n’avons pas vu le temps passer !

« Les chœurs de l’Avière ».

« Isegoria ».

Chronologiquement, le festival avait débuté jeudi. Pour la deuxième année, Jean-Luc

Seguin avait invité les écoles de Golbey et

« Les Voix de Saint-Dié ».

des environs au centre culturel. 750 élèves ont ainsi participé à cette édition 2018 du festival de chant choral.

Ce sont « Les chœurs de l’Avière » qui ont ouvert le bal avec des chansons françaises allant de 1920 à nos jours (« Mon amant de Saint-Jean », « Couleur café », « Les corons »…) puis la scène fut cédée au pays déodatien avec, tout d’abord, « Isegoria », de

Bertrimoutier, dirigée par Odile Mathieu, au répertoire de musique profane ou sacrée, suivie des « Voix de Saint-Dié », sous la houlette de Pascal Lasnier, avec des chansons contemporaines (« Couleur café », « Un homme debout », « Mélissa ») et du gospel (« Oh happy day », « By the rives of Babylon »).

« Grain de sel ».

« Gospel’s Family » met le feu !

« Splenda Voce ».

Le lendemain samedi, belle entrée en matière avec le superbe quatuor vocal « Grain de sel » qui nous avait déjà enchanté en 2016. Et ce fut encore le cas samedi. Un grand merci à Jérôme (baryton), Francine (soprano), Romy (alto) et Jean-François (basse) pour la qualité de leur prestation et leur humour avec « Le corbeau et le renard » et « French President » (l’évocation des trois derniers Présidents de la République sur l’air, notamment, de « Félicie aussi » pour Nicolas Sarkozy ou « Il venait d’avoir 18 ans » pour Emmanuel Macron fit bien rire l’assistance).
On changea de registre ensuite avec « Splenda Voce », chorale uniquement féminine, accompagnée de deux violons (Véronique Vallée, Olga Ferry), d’un alto (Marina Oury), d’un violoncelle (Éric Rambour) et d’une

« Gospel’s Family ».

contrebasse (Louis-Didier Moret). Placé sous la direction de Stéphanie Égret, l’ensemble nous proposa son répertoire plutôt baroque.
Pour terminer la soirée, nous l’avons dit plus haut, « Gospel’s Family » se chargea de mettre le feu au centre culturel. Avec un chef de chœur branché sur 100 000 volts, des solistes au top, on ne vit pas le temps passé. Un grand moment dans l’histoire du festival !

« L’Arondelle ».

« Soul Par A Sol » : la jeunesse généreuse

L’ultime rendez-vous, dimanche après-midi, débuta avec « L’Alondrelle ». Emmené par son charismatique chef Bruno Lacroix, le groupe d’Ambacourt nous offrit un échantillon de chansons francophones et contemporaines, allant de Jacques Brel (« Quand on n’a que l’amour ») à Serge Reggiani (« L’Italien ») en passant par le sublime texte de Pierre Perret, « La femme grillagée » ; « L’Alondrelle » terminant son tour de chant par « Ma France », une autre très belle chanson, de Jean Ferrat.
Le gospel fut également présent dimanche, avec « Yema Gospel », ensemble venu de Volmerange-les Mines. Accompagnée, à la

« Yema Gospel ».

guitare, par Daniel Picard, dont c’était le premier concert, et sous la direction de Dolorès Andres, la chorale mosellane et les très bons solistes Marelle, Martine, Fabrice, Robert, Nathalie, Daniel et bien sûr Dolorès, interprétèrent les negro-spirituals qui évoquent la douleur des esclaves noirs américains et symbolisent aujourd’hui la lutte contre toutes les exclusions et les injustices, entre autres : « Everybody sing freedom », « Oh Happy Day », « It’s still the cross » ou encore « I Will follow him » tiré du film « Sister Act ».

« Soul Par A Sol ».

Et c’est encore la Moselle qui fut sur le devant de la scène pour boucler ces trois jours. Avec une troupe vocale jeune dirigée par Nicolas Trinkwell et accompagnée par Laurent Gingembre au piano et Stéphanie  à l’accordéon : « Soul Par A Sol ».
Le nom de cette chorale résume son objectif : SOUtien, PARtage, Aide, SOLidarité. Une association à but caritatif, « désireuse de redonner le sourire à ceux que la vie n’a pas épargnés et de proposer un soutien financier à des familles recherchant des fonds pour subvenir aux besoins de leur enfant malade ou handicapé ».
Une noble mission pour ces jeunes souriants et talentueux, chantant sans partitions « Gospel train », « Les vieux mariés », « Les élucubrations » d’Antoine, « Plus tard quand tu seras grand » ou encore « Les histoires d’A », « Le blues du businessmann » et « Bohemian Rhapsodie ». Un régal qui achevait en apothéose ce festival 2018.
Jean-Luc Seguin ne manqua pas de remercier tous les participants et le public à l’issue d’une 11e édition de qualité. Un public qui n’a qu’une hâte : connaître le programme 2019 !

Les chefs de chœur récompensés (photos Gilles Varin)

Cédric Larré, Odile Mathieu, Pascal Lasnier.

Matthieu Grass, Jérôme End, Stéphanie Égret.

Bruno Lacroix, Nicolas Trinkwell, Dolorès Andres.

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