Concert : « L’Alondrelle » en toute intimité…

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Ils ont la passion chevillée au corps. La passion de la musique, la passion du chant. Une passion qui surmonte tous les obstacles. Même une salle (quasiment) vide… « Le

Bruno Lacroix, dynamique et passionné chef de choeur (photos GV).

principal, c’est que nous chantions », affirment certains. « C’est une bonne répétition », renchérissent d’autres. « Mon premier concert, je l’ai fait devant huit personnes », se souvient le chef de chœur…
« L’Alondrelle », chorale d’Ambacourt, commune de l’arrondissement de Neufchâteau, avait choisi de donner un concert en l’église saint-Abdon-et-Sennen, à l’occasion des journées du patrimoine golbéen. Une idée qui avait germé dans l’esprit de Bruno Lacroix lorsqu’il dirigea son groupe lors du traditionnel festival de chant choral, en mars dernier.
La prestation des 25 choristes eut donc lieu samedi soir, devant… dix-huit personnes. Ce qui ne nuisit pas à la qualité du concert. Parce que, nous l’avons dit, ces choristes amateurs vivent intensément leur passion et que le chant passe avant tout.

Leur passion : le chant choral.

Et comme l’heure était au patrimoine, c’est pour notre plus grand plaisir qu’ils ont puisé dans celui de la chanson française et francophone (avec une petite escapade italienne : « Rosa Camuna », de Piercarlo Gatti). Partant d’une mélodie du XIIe ou XIIIe siècle (« le chant du potier »), ils interprétèrent des grands noms de notre répertoire, de Daniel Guichard (« La tendresse ») à Jacques Brel (« Quand on n’a que l’amour »), en passant par Jean Ferrat (« Les nomades »), Nino Ferrer (« Le sud »), Pierre Perret (« La femme grillagée »), Céline Dion (« Parler à mon père »), Serge Reggiani (« Il suffirait de presque rien », « L’Italien »), Gilbert Bécaud (« À chaque enfant qui naît »), Barbara (« Gottingen »), Claude Nougaro (« Armstrong ») et les Kids United (« On écrit sur les murs » interprétéé à l’origine par Demis Roussos).
Que du bonheur ! Et c’est avec « Ma France », de Jean Ferrat, hymne parfait pour la défense de notre beau patrimoine, que « L’Alondrelle » conclut sa prestation, avant de partager le verre et la brioche de l’amitié. Non sans avoir, auparavant, invité les Golbéens à se rendre, le lendemain, au fort de la Grande Haye où étaient organisées la visite de l’ouvrage militaire. Une invitation qui sonna le creux, hélas…

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