Bernard Verrière : adieu senseï…

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Dans le monde associatif, il y a des figures incontournables. Des « personnages » qui marquent, de façon quasi indélébile, l’histoire de leur discipline. Bernard Verrière était de ceux-là. Et du parcours de ce professeur de judo, sarthois d’origine,on pourrait écrire un livre, tant il est bourré d’anecdotes… Malheureusement, toutes ces histoires qui ont jalonné son existence ne resteront que des souvenirs de conversations entre amis. Bernard a eu la triste idée de nous quitter, à 73 ans, laissant un vide immense sur et autour des tatamis, dans les dojos qu’il a tant fréquentés, où il a transmis son savoir aux jeunes générations de judokas qui lui doivent énormément.
Il en aura formé, des combattants, lui le professeur d’une grande compétence (il a amené plus de 200 élèves à la ceinture noire) « sévère mais juste, rigoureux, exigeant, reconnu et apprécié de tous, combattants et dirigeants », lui le « garde-barrière » (ceinture rouge et blanche de 6e dan, la marque des maîtres, obtenue le 1er janvier 2008) mais également l’arbitre national et l’instructeur interrégional (Lorraine, Alsace et Franche-Comté).
Entre Bernard Verrière le Normand et les Vosges, ce fut une longue histoire d’amour… C’est le club de Mirecourt et son président Serge Nivet qui le firent venir. Professeur à Mirecourt, il dispense des cours à Charmes, Châtenois et Vicherey. En 1979, il crée les clubs de Thaon et Vincey avant de porter celui de Golbey (la salle se situait alors sous la piscine) sur les fonts baptismaux en 1982 avec un autre Bernard Spriet, le président. Il créera ensuite celui de Châtel en 1994.
Bernard avait su aussi se mettre au service des personnes âgées, intervenant au sein des l’EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes) pour dispenser des activités physiques adaptées permettant aux résidents de retrouver une certaine aisance dans leurs déplacements, de la coordination, de l’adresse, de la souplesse, de l’équilibre. Comme avec les jeunes qu’il a eus au bout de son kumikata, Bernard Verrière s’occupait avec la même implication de « ses » aînés.
Les Vosges du judo viennent de perdre un grand enseignant mais aussi une personne dévouée, au service des autres. Adieu « senseï », adieu maître Bernard…
À toute sa famille, à tous les judokas qu’il a formés, nous présentons nos sincères condoléances.

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