Bernard Verrière a son dojo…

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Il pensait être assez fort pour aller au bout de son hommage… Mais l’émotion a été trop forte. En évoquant celui avec qui il avait fondé le club de Golbey, en évoquant son ami, Bernard Spriet n’a pu retenir ses larmes et c’est des sanglots dans la voix qu’il a dit adieu à Bernard Verrière. « Adieu senseï, adieu garde-barrière ».
Un garde-barrière, c’est le terme affectueux pour désigner une ceinture noire au-delà du 5e dan. Et le professeur golbéen, le Normand

L’émouvant hommage de Bernard Spriet…

venu d’Alençon, était 6e dan. Et un « senseï », « le garant du savoir et de l’expérience d’une technique ou d’un savoir-faire. Autrement dit, un maître qui donne son enseignement à un élève ».
L’association golbéenne (dont le maire Roger Alémani salua l’excellent fonctionnement) a vu le jour le 11 mars 1982.

Aurélia et Vanessa ont dévoilé la plaque au nom de leur papa.

« Cela se passait au foyer de l’Enfance, avec François Thiriat, son directeur, qui était également au conseil municipal, se souvient Bernard Spriet. Moi, j’étais là pour adhérer en tant que judoka et j’ai été propulsé président ».
Le judo club de Golbey était né. « Avant de poser nos kimonos dans ce dojo du bâtiment Henri-Lepage, notre première salle se situait sous la piscine Germain-Creuse. Ensuite, nos entraînements se sont déroulés salle Haustête, poursuit celui qui fut, 23 ans durant, président du club.
Enseignant à Mirecourt, son premier club dans le département en 1970, Charmes, Châtenois et Vicherey, il crée ceux de Thaon, Vincey et Golbey qui rejoindra  le regroupement Avenir Judo 88 créé en 1999 et dont Alain Gilles fut le premier président. Golbey où sont venus, entre autres, Fabien Canu, Brigitte Deydier, deux grands champions, mais aussi l’équipe féminine de Cuba…

239 ceintures noires

Il en a donc eu des élèves… Et grâce à son enseignement, 239 (le Golbéen Simon Durpoix fut la 238e) ont obtenu la ceinture noire…

Les quatre présidents successifs en compagnie du maire (photos CA).

Mais, si le judo a accaparé une grande partie de sa vie, il a su aussi, à 70 ans, se mettre au service des seniors. Dès 2006 (c’était à Saint-Maurice-sur-Moselle), il dispense des activités physiques adaptées dans les EHPAD (Établissements Hospitaliers

Ophélie Wattecant et Jonathan Martin, les deux entraîneurs du club.

pour Personnes Âgées Dépendantes), tout en poursuivant son enseignement.
Homme à plusieurs casquettes (après avoir été combattant – médaillé de bronze à la coupe de France 68 et champion de Lorraine des moins de 70 kg, avec le Dojo Vosgien en 78 -, il fut donc entraîneur mais aussi arbitre – régional, interrégional puis national – et instructeur interrégional pour la Lorraine, l’Alsace et la Franche-Comté), Bernard Verrière était l’exigence même. Sévère mais juste. Et les résultats suivaient.
L’hommage qui lui fut rendu, vendredi 1er mars, en présence de ses deux filles Aurélia et Vanessa, de ses petits-enfants, du maire Roger Alémani, des adjoints Franck Chagnot (sports), Gilles Varin (communication) et de Christian Aulen, conseiller municipal, du président du comité des Vosges Gilles Bolmont, des présidents du judo club (Bernard Spriet, Fabrice Coé, Jérôme Demangel et

Filles et petits-enfants étaient présents pour cet hommage à Bernard Verrière.

De gauche à droite : , Alisson Aubfry, Roger Alémani, Gilles Bolmont, Franck Chagnot.

l’actuelle présidente Alyssa Aubry), d’Alain Gilles, de Jérémy Andres, cadre technique à la ligue, des deux entraîneurs Ophélie Wattecant  et Jonathan Martin et d’Emmanuel Bouret, inspecteur d’Académie, licencié au club et membre du comité, était donc on ne peut plus légitime.
Et c’est avec beaucoup d’émotion que les deux filles de Bernard « figure historique et créatrice du club », dévoilèrent la plaque qui fait, de la salle golbéenne, le dojo Bernard-Verrière.
Une reconnaissance éternelle et amplement méritée…

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