Appel du 18-Juin : le Général toujours dans les mémoires

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Ce n’était pas la foule des grands soirs devant le monument aux Morts.

Une cérémonie traditionnelle pour que jamais l’on n’oublie… (photos GV)

Mais élus civils (maire, adjoints, conseillers golbéens) et militaires (le capitaine Embark représentait l’Hôtel de Police d’Epinal), associations patriotiques avaient répondu à l’appel. Comme chaque année. L’appel à se rassembler pour commémorer le souvenir du libérateur de la France. De celui qui appela (ce qui lui valut d’être condamné à mort par le gouvernement vichyssois) à résister, à continuer le combat.
Charles de Gaulle, au micro de la BBC, le 18 juin 1940, rameuta les troupes, raviva la flamme du patriotisme, redonna l’espoir à toutes les Françaises, tous les Français décidés à bouter l’envahisseur hors de notre territoire.
Exceptionnellement, c’est samedi soir que l’hommage fut rendu au Général. Roger Alémani, maire, lut le message du secrétaire d’Etat aux anciens combattants alors que Jasmine Périni, adjointe aux fêtes et cérémonies faisait la lecture du fameux Appel.
Après les traditionnels dépôts de gerbes, la commémoration revêtait, cette année, un caractère particulier puisque deux membres de la Sidi-Brahim étaient mis à l’honneur. Jean-Paul Thockler et Stéphane Thiébaut recevait, des mains de Daniel Paris, président de l’association, l’insigne de porte-

Insigne de porte-drapeau argent pour Jean-Paul Thockler…

… et bronze pour Stéphane Thiébaut ; décorations remises par Denis Paris.

drapeau ; le premier la médaille d’argent pour 10 ans de service, le second la médaille de bronze pour 5 ans de présence.

L’Appel…

« Les chefs qui, depuis de nombreuses années, sont à la tête des armées françaises, ont formé un gouvernement. Ce gouvernement, alléguant la défaite de nos armées, s’est mis en rapport avec l’ennemi pour cesser le combat. Certes, nous avons été, nous sommes, submergés par la

Dépôt de gerbe par les autorités civiles et militaires…

 

force mécanique, terrestre et aérienne, de l’ennemi. Infiniment plus que leur nombre, ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui nous font reculer. Ce sont les chars, les avions, la tactique des Allemands qui ont surpris nos chefs au point de les amener là où ils en sont aujourd’hui.
Mais le dernier mot est-il dit ? L’espérance doit-elle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non !

Pour les couleurs… envoyez !

Croyez-moi, moi qui vous parle en connaissance de cause et vous dis que rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Car la France n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle n’est pas seule ! Elle a un vaste Empire derrière elle. Elle peut faire bloc avec l’Empire britannique qui tient la mer et continue la lutte. Elle peut, comme l’Angleterre, utiliser sans limites l’immense industrie des Etats-Unis.
Cette guerre n’est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n’est pas tranchée

… et par les associations patriotiques de Golbey.

par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Toutes les fautes, tous les retards, toutes les souffrances, n’empêchent pas qu’il y a, dans l’univers, tous les moyens nécessaires pour écraser un jour nos ennemis. Foudroyés aujourd’hui par la force mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure. Le destin du monde est là.
Moi, général de Gaulle, actuellement à Londres, j’invite les officiers et les soldats français qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, avec leurs armes ou sans leurs armes, j’invite les ingénieurs et les ouvriers spécialistes des industries d’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui viendraient à s’y trouver, à se mettre en rapport avec moi.
Quoi qu’il arrive, la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas ».
Demain, comme aujourd’hui, je parlerai à la Radio de Londres. »

 

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